Posture managériale : le secret est en vous

par | A la une, Développement Managérial

Ah, la quête du Graal managérial ! Dans le monde effréné d’aujourd’hui, où les acronymes VUCA et BANI rythment nos cauchemars de dirigeants et de DRH, on est souvent tentés par les solutions « fast-food » : une formation express, un atelier « coup de poing », et hop, le tour est joué ! On rêve d’une potion magique qui transformerait nos managers en super-héros en l’espace d’une matinée.

Mais soyons clairs, et permettez-moi une comparaison un peu osée : demander à un module d’une demi-journée de travailler en profondeur la posture managériale, c’est un peu comme espérer devenir un maître sushi après avoir regardé un tutoriel de 30 minutes sur YouTube. On aura peut-être coupé un avocat en deux, mais la philosophie, la dextérité, la patience et l’alignement nécessaires à l’art du sushi… ça, c’est une autre histoire !

Chez Kix Transformation, avec notre approche systémique, transpersonnelle et intégrale (SyTrIn), nous nous positionnons résolument à l’opposé de cette illusion. Car la posture managériale n’est pas une simple compétence que l’on coche sur une liste, c’est une véritable symphonie intérieure, un alignement profond qui demande bien plus qu’une brève répétition.

La Posture Managériale : un travail d’alignement profond, pas une simple technique

Comme nous l’avons exploré, la posture managériale n’est pas une compétence superficielle qu’on acquiert en quelques heures. C’est un alignement complexe des dimensions cognitive (ce qu’on pense), émotionnelle (ce qu’on ressent), corporelle (comment on se tient, on respire, on se meut) et transpersonnelle (le sens qu’on donne) du manager. Travailler la posture, c’est toucher à des schémas de pensée ancrés, des habitudes émotionnelles parfois inconscientes, des réflexes corporels et même des croyances profondes sur soi et son rôle. C’est un travail qui demande du temps, de l’introspection et une réelle volonté de transformation.

Pourquoi une journée est insuffisante pour travailler sa posture managériale

Complexité et lenteur des processus de transformation  :

La transformation est un changement de niveau 2 qui vient de l’intérieur. Cela nécessite des prises des consciences successives tant sur les niveaux systémiques, transpersonnel qu’intégral.

  • Les prises de consciences systémique : il ne s’agit pas seulement de comprendre mais aussi d’explorer les dynamiques systémiques (interdépendances, boucles de rétroaction, jeux de rôles implicites). Cela demande du temps. Les prises de conscience ne sont pas instantanées et nécessitent des mises en situation, des analyses de cas complexes et des discussions approfondies. On ne « voit » pas un système en 90 minutes.
  • Les prises de consciences transpersonnelles reviennent à des moments de connexion au sens profond, aux valeurs authentiques et aux ressources intérieures est un processus intime et souvent délicat. Cela demande un environnement sécurisant, du temps pour l’introspection, des silences, et des exercices de présence qui ne peuvent être précipités. On ne découvre pas sa boussole intérieure entre deux cafés.
  • La conscience intégrale ne peut s’obtenir sans aborder les quatre dimensions (tête, cœur, corps, esprit) . Elle requiert des activités variées (réflexion, expression émotionnelle, exercices corporels, méditation ou visualisation). Une conférence ou une journée ne permettrait qu’une effleurement superficielle de chaque dimension. Ce serait comme de vouloir apprendre à jouer du piano en ne touchant qu’une seule touche.

 Nature du changement de posture :

  • Déconditionnement : La posture est souvent le reflet d’habitudes et de conditionnements anciens, parfois hérités de notre éducation ou de nos expériences passées. Les déconstruire et en créer de nouveaux demande un effort conscient et répété. Une demi-journée suffit à peine à gratter la surface de ces conditionnements.
  • Expérimentation et Intégration : L’apprentissage de la posture passe par l’expérimentation, la pratique, le feedback et l’intégration progressive dans le quotidien. Une demi-journée permet à peine d’introduire un concept, pas de l’ancrer. Les managers ont besoin de vivre des situations, d’observer leurs réactions et de tenter de nouvelles manières d’être. C’est un peu comme apprendre à faire du vélo : on ne peut pas l’apprendre en lisant un livre, il faut monter dessus et tomber quelques fois !
  • Prise de Conscience vs. Transformation : Une demi-journée peut permettre une prise de conscience initiale de ce qu’est la posture et des principes de SyTrIn. Elle peut même éveiller une curiosité ou un intérêt. Mais elle ne permettra en aucun cas une transformation significative et durable de la posture.

Le Facteur Humain :

  • Le temps est nécessaire pour que les participants se sentent suffisamment en confiance pour s’ouvrir et s’engager dans un travail personnel qui touche à leur « être ». La confiance ne se décrète pas, elle se construit.
  • Les ateliers courts peuvent être de bonnes introductions, mais la transformation s’opère sur la durée, avec des sessions espacées permettant l’expérimentation entre les modules et la consolidation des apprentissages.

 Notre Recommandation : Investir dans une Transformation Profonde et Durable

Si l’objectif est une véritable transformation de la posture managériale avec une approche aussi riche et impactante que SyTrIn, il est impératif d’envisager un programme de formation et/ou de coaching sur plusieurs jours, voire plusieurs mois.

Voici ce que nous recommandons pour un impact maximal :

  • Des Modules Espacés et Progressives : Plutôt qu’une seule demi-journée, optez pour une série de modules d’une journée ou deux, espacés de quelques semaines. Cela permet aux managers de s’approprier les concepts, de les expérimenter sur le terrain, de revenir avec leurs questions et leurs défis, et d’intégrer les apprentissages progressivement. C’est le principe de l’escalade : on ne grimpe pas l’Everest en un sprint !
  • Mixte Pédagogique : Combinez des ateliers collectifs (pour les dynamiques systémiques et les partages d’expérience) avec du coaching individuel (pour un travail plus personnalisé sur les dimensions transpersonnelles et intégrales). C’est la synergie qui crée la profondeur.
  • Mises en Situation Réelles et Feedbacks Constructifs : Incitez les managers à pratiquer de nouvelles postures dans leur quotidien et à débriefer leurs expériences. Des mises en situation concrètes en atelier peuvent également être filmées et analysées pour un feedback plus précis.
  • Création d’un Espace Sécurisant : La posture est intime. Il faut un environnement où les managers se sentent en sécurité pour explorer leurs vulnérabilités et expérimenter sans jugement. Cela ne s’installe pas en un claquement de doigts.
  • Un Suivi et une Consolidation : Des sessions de suivi à distance, des « masterminds » entre pairs, ou des ressources complémentaires peuvent aider à maintenir la dynamique et à consolider les acquis sur le long terme.

 En somme, une conférence ou même journée pour travailler sa posture, c’est comme de goûter à une seule bouchée d’un plat gastronomique : on en perçoit le potentiel, mais on est loin d’avoir savouré l’expérience complète et d’en tirer tous les bénéfices nutritionnels et transformateurs. Pour une véritable transformation de la posture, offrez à vos managers le temps, l’espace et la profondeur que cette quête mérite. C’est l’investissement le plus rentable pour l’avenir de votre organisation.

 Souvenez vous-en : il ne suffit pas de tirer sur la tige pour que la plante pousse.

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