Coaching d’expat : les grands motifs de consultation

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S’expatrier, c’est un peu comme tenter de monter un meuble IKEA sans la notice… ou avec une notice en klingon.
Même pour les aventuriers aguerris, même pour les célibataires qui se sentent « libres comme l’air », l’expérience est rarement un long fleuve tranquille. Et oui, mesdames et messieurs, que vous soyez homme ou femme, la culture d’accueil peut transformer votre rêve en réalité… ou en cauchemar ! Essayez de manager une équipe mixte en Arabie Saoudite quand vous venez de Suède, vous comprendrez la nuance.

L’attrait pour le poste (l’appât du gain ou de l’aventure, c’est selon), les habitants (si vous aimez les « a priori » sur les Français, l’Angleterre est un bon test !), la langue (le mandarin, c’est comme le latin, mais avec plus de tons et moins de papes), la culture (les réunions au Japon, un art martial en soi), le paysage, le climat (l’hiver québécois, ça forge le caractère et les engelures), la localité, l’ambiance (Berlin vs. Dubaï, même combat ?), le régime politique, le fait de partir seul(e) ou avec une tribu (avec enfants, c’est un déménagement + un stage de survie parental en milieu hostile), les aspects logistiques (le permis de conduire à refaire, la recherche d’école, l’abonnement internet qui ne marche jamais), les échéances (déménager en deux semaines, facile !), les conséquences sur le lieu de départ (vos amis vont vous manquer, c’est scientifiquement prouvé) et le lieu d’arrivée… Bref, autant de critères pour transformer un choix en casse-tête chinois.

Les craintes qui surgissent avant de partir : quand votre cerveau fait des loopings dignes d’un grand huit

Avant même de décoller, le cerveau de l’expat ressemble à un tableau de bord d’avion en alerte rouge. Peur de l’inconnu (qu’y a-t-il derrière le rideau de fer des coutumes locales ?), peur de rater sa prise de poste (imaginez rater votre première présentation devant une équipe qui parle à peine votre langue !), peur de fragiliser le couple (le stress de l’expat, c’est le test ultime pour une relation), ou de déstabiliser les enfants (votre petit dernier qui vous dit « Maman, je ne comprends rien à l’école ici ! » en mandarin, ça pique un peu). Sans oublier la peur de laisser ses proches derrière soi (votre mamie vous manquera plus que vous ne l’imaginez, promis !), la peur de ne pas s’adapter à la culture locale (les déjeuners à 14h en Espagne versus les 12h30 tapantes en Allemagne, toute une philosophie), et l’éternelle crainte de ne pas retrouver un équilibre de vie (la fameuse « routine » qu’on déteste mais qui nous rassure).

À cela s’ajoute souvent la peur de l’isolement, loin de ses repères et de son cercle social habituel. C’est là que l’on se dit : « Tiens, mes amis, même les relous, me manquent en fait. » La préoccupation concernant l’avenir professionnel du conjoint (quand l’un sacrifie sa carrière, la pression monte) et les opportunités pour les enfants (trouver la bonne école, le bon club de foot, le bon dealer de bonbons…). Et pour couronner le tout, la complexité administrative et logistique du déménagement. Faire passer votre chat par la douane brésilienne, c’est une mission digne de James Bond !

Toutes ces craintes, bien que naturelles, peuvent être anticipées et gérées pour aborder l’expatriation avec plus de sérénité. Comme le disait si bien Franklin D. Roosevelt : « La seule chose que nous ayons à craindre, c’est la peur elle-même. » Et la bonne nouvelle, c’est qu’on a des coachs pour ça !

L’envie de se préparer (et de préparer le couple !) à une nouvelle destination : l’art de ne pas sauter dans l’inconnu les yeux bandés

Coaching expats Paris Antilles SingapourCertains cadres, malins comme des renards, ne se lancent pas tête baissée. Ils consultent pour « tester » leur projet de départ. C’est une démarche de plus en plus courante, surtout en couple, car un projet partagé, c’est un projet qui a 50% de chances de plus de réussir (statistiques non vérifiées mais hautement probables !). Ils ont besoin d’un regard extérieur pour valider leur projet, et surtout pour anticiper les défis potentiels. « Et si ma femme ne supporte pas l’humidité de Singapour ? Et si mon mari se met à manger du poulet tikka masala tous les jours en Inde ? »

Le coaching offre un espace sécurisé pour explorer les motivations profondes (« Est-ce vraiment pour le poste ou pour fuir belle-maman ? »), discuter des attentes de chacun (« Tu es sûr que tu ne vas pas me reprocher d’avoir laissé ma carrière pour te suivre à Kuala Lumpur ? ») et élaborer des stratégies pour renforcer la cohésion du couple face à l’inconnu. Il s’agit de construire une vision commune (« Notre objectif : survivre aux premiers mois sans divorcer ! »), de lever les doutes et d’identifier les ressources nécessaires pour aborder cette nouvelle étape avec sérénité et confiance mutuelle. Comme l’a si bien dit Stephen Covey : « Commencez avec la fin en tête. » Pour l’expatriation, c’est aussi « Commencez avec le couple en tête » !

L’accompagnement des différentes phases de transition : quand la vie sur place vous réserve des surprises (et pas que des bonnes)

Entre le départ et le retour, il y a la phase d’adaptation, où l’on passe de l’euphorie du « nouveau départ » à la réalité des « jours sans café soluble correct ». Puis, il y a la vie sur place, avec son lot de surprises : des défis professionnels inattendus, des chocs culturels hilarants (ou pas), et des ajustements personnels qui peuvent impacter le projet d’entreprise, le développement professionnel de l’expatrié et l’équilibre entre sa vie privée et sa vie professionnelle. La transition de vie est par essence au cœur du coaching d’expat.

L’un des enjeux sera de décompacter les problématiques personnelles et professionnelles, parfois si entremêlées qu’on ne sait plus qui est qui !

Prise de fonction :

  • Anecdote d’homme célibataire à Londres : Marc, brillant ingénieur, arrive à Londres avec l’idée que « les Anglais sont froids, mais le travail, c’est le travail ». Il découvre vite que les réunions sont un ballet subtil de « politesse passive-agressive » et que son humour direct français est perçu comme de l’agression. Son coach l’aide à décrypter les codes non-dits : l’importance du « small talk » avant toute chose, la subtilité des critiques (« That’s an interesting point » signifie souvent « C’est une idée stupide »), et l’art de prendre le thé pour tisser des liens. Sa productivité décuple quand il comprend que les relations sont la clé de la performance au travail. Comme disait Maya Angelou : « Les gens oublieront ce que vous avez dit, ils oublieront ce que vous avez fait, mais ils n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir. »

Acculturation au travail :

  • Anecdote de femme en famille au Japon : Sophie, DRH, arrive à Tokyo avec son mari et ses deux enfants. Elle est habituée aux prises de décision rapides. Au Japon, elle découvre la culture du « nemawashi » (pré-consultation informelle avant une réunion formelle). Sa frustration monte : « On ne prend jamais de décisions, on discute juste ! » Son coach l’aide à comprendre que cette lenteur apparente est une construction de consensus essentielle, un signe de respect et d’efficacité à long terme. Elle apprend à valoriser le silence en réunion et à nouer des relations profondes avant de proposer une idée. Elle réalise que son rôle n’est pas de diriger les discussions, mais de faciliter l’harmonie du groupe.
  • Un a priori qui tombe : L’idée que la culture japonaise est trop rigide. Sophie découvre une flexibilité inattendue une fois la confiance établie, loin des stéréotypes.

Acculturation dans la société :

  • Anecdote de femme célibataire en Arabie Saoudite : Léa, consultante en IT, arrive à Riyad pleine d’enthousiasme, mais se heurte vite aux codes sociaux stricts. Sortir seule, s’habiller, même faire ses courses devient un défi. « Je me sens invisible et hyper-visible à la fois ! » confie-t-elle à son coach. Ce dernier l’aide à trouver des réseaux d’expatriés, à comprendre les nuances des interactions sociales (et la signification des regards), et à redéfinir sa notion d’indépendance dans un cadre très différent. Elle apprend à négocier son espace personnel tout en respectant les coutumes, et découvre des richesses humaines inattendues derrière les apparences.
  • Un a priori qui tombe : L’idée que l’Arabie Saoudite est un pays uniquement hostile aux femmes. Léa y trouve aussi une grande générosité et un sens de la communauté fort chez les femmes locales, une fois les barrières initiales tombées.
  • Anecdote d’homme en famille au Brésil : Thomas, expatrié avec sa famille à Rio, est frustré par le « jeitinho brasileiro » (la petite astuce, le contournement des règles). Pour lui, un contrat est un contrat. Pour les Brésiliens, c’est un point de départ. Son coach l’aide à lâcher prise sur son besoin de contrôle et à embrasser une culture où la flexibilité et la relation priment sur la rigidité. Il apprend l’art de la négociation informelle et découvre un sens de l’hospitalité et de la joie de vivre qui transforment sa vision du travail et de la vie. « Quand on est à Rome, on fait comme les Romains, » disait Saint Ambroise. Mais au Brésil, il faut aussi apprendre à danser la samba !

Le coach aide l’expatrié à naviguer dans ce nouvel environnement, à gérer le choc culturel (parfois un vrai KO !), à reconstruire un réseau social et professionnel (celui qui ne parle pas que français !), et à maintenir un équilibre psychologique (pour éviter de parler tout seul à sa plante verte).

Que ce soit pour surmonter des difficultés relationnelles, s’adapter à un nouveau poste, ou simplement gérer le stress lié à l’éloignement, l’accompagnement permet de transformer les défis en opportunités de croissance, en veillant à ce que le projet d’expatriation reste épanouissant pour tous les membres de la famille.

Variétés de fromages

Variétés de fromages par Eric Prouzet sur Unsplash

L’appréhension du retour au pays : le « choc inversé » (quand votre fromage préféré n’a plus le même goût)

« On part, on s’adapte, on vit, et puis… on revient. » Ce n’est pas si simple ! Certains décident de se faire accompagner à leur retour au pays car ils craignent d’arriver sans repères, dans un pays qui a changé durant leur absence. Imaginez : vous quittez la Chine avec ses gratte-ciel futuristes, et vous revenez en France, où la boulangerie du coin n’a toujours pas de service drive. Le retour non préparé ou sans travail à l’arrivée est fréquent pour au moins l’un des deux dans le couple (souvent celui qui a « suivi »). Les célibataires, plus pragmatiques (ou traumatisés par la survie solo à l’étranger), ont tendance à anticiper davantage et à ne faire la bascule d’un pays vers un autre qu’avec la garantie d’un emploi. D’autres ont besoin de faire le deuil de la vie qu’ils ont eue pour mieux en préparer une autre.

Cet accompagnement post-expatriation, souvent appelé « repatriation coaching », est essentiel pour faciliter cette réintégration. Il permet de traiter le fameux « choc inversé » (quand le pays que vous pensiez connaître est devenu un étranger), de reconnaître les pertes liées à la fin de l’aventure (adieu les cocotiers, bonjour la grisaille), et de redéfinir son identité dans un contexte familier mais néanmoins transformé. Le coach soutient l’expatrié dans la recherche d’emploi, la réactivation de son réseau (ceux qui ne sont pas partis, eux !), et l’aide à valoriser son expérience internationale pour rebondir professionnellement et personnellement dans son pays d’origine. Comme le philosophe Héraclite le disait : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. » Le pays, c’est pareil !

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Crédit photo d’entête : Nick Page sur Unsplash

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